A propos

L’Union paneuropéenne internationale (UPI) est une association fondée au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1926 à Vienne, par le comte Richard Coudenhove-Kalergi qui a publié en 1923 son livre-manifeste Paneuropa où il préconise la création d’une union des États européens, union qui lui semble le seul moyen d’éviter que se reproduise la catastrophe de 14-18 : « L’Europe, dans son morcellement politique et économique, peut-elle assurer sa paix et son indépendance face aux puissances mondiales extra-européennes qui sont en pleine croissance ? »

Principes fondamentaux de l’Union Paneuropéenne

L’Union Paneuropéenne, réunie en assemblée générale à Strasbourg le 10 décembre 1995,
mouvement dépassant le cadre national et partisan, reste fidèle aux idéaux et idées politiques de son
fondateur, Richard de Coudenhove-Kalergi. Formulée pour la première fois en 1922, sa vision d’une
Europe pacifique unie dans la liberté et le droit conserve toute sa validité même après les
changements historiques des dernières années.

La libération des peuples d’Europe Centrale et Orientale du joug du communisme soviétique a
inauguré une nouvelle phase de l’histoire européenne qui ouvre la perspective d’une réunification de
toute l’Europe dans un avenir prévisible. L’Union Paneuropéenne ne peut se déclarer satisfaite avec la
situation actuelle, même après la disparition du régime communiste qui fut imposé par la force à la
moitié de notre continent.

L’Union Paneuropéenne se déclare attachée au patriotisme européen, couronnement des identités
nationales de tous les Européens. A l’époque des interdépendances et défis mondiaux seule une
Europe forte et politiquement unie peut garantir l’avenir de ses peuples et entités ethniques. L’Union
Paneuropéenne reconnaît l’auto-détermination des peuples et le droit des groupes ethniques au
développement culturel, économique et politique.

L’Union Paneuropéenne se déclare partisane du développement libre et responsable de la personne,
du renforcement des familles et des autres communautés naturelles, d’une Europe de justice sociale
fidèle aux principes de solidarité et de subsidiarité. La responsabilité pour le monde de demain inclut
la responsabilité de la personne et de l’Etat envers la nature et les créatures.

Le christianisme est l’âme de l’Europe. La vision de l’homme est basée sur la conception chrétienne,
des droits de l’Homme et des principes d’un véritable ordre juridique. En promouvant la communauté
des valeurs de notre continent, l’Union Paneuropéenne s’oppose à toutes les tendances qui
affaiblissent les forces spirituelles et morales de l’Europe. Elle respecte l’apport du Judaïsme et de
l’Islam à notre esprit et culture, dont ils forment une partie intégrante. L’Union Paneuropéenne est
convaincue que la diversité culturelle et historique européenne des peuples et de leurs langues est un
élément essentiel de la richesse de notre continent.

Le but de l’Union Paneuropéenne est l’union de tous les peuples européens en une Europe forte,
capable de promouvoir effectivement ses intérêts et idéaux dans le Monde. Cela demande l’admission
rapide des peuples d’Europe Centrale et Orientale à l’Union européenne, point de départ de l’Europe
Unie de demain.

L’Union Paneuropéenne appuie l’évolution de l’Union européenne vers une entité politique, y compris
dans les domaines de la Sécurité et de la Défense, capable d’agir en dehors comme au-dedans. Cette
Europe doit chercher des liens amicaux avec ses voisins, spécialement avec la Russie, la Turquie et
les autres pays du Bassin de la Méditerranée. Notre contient est appelé à représenter les idéaux de
liberté et de dignité humaine dans le Monde.

Paneurope – l’initiatrice de l’idée de l’Europe unifiée

Drapeau Européen

Hymne Européen

Richard COUDENHOVE-KALERGI, L’INSPIRATEUR

Né le 17 novembre 1894 à Tokyo, le comte Richard N. de Coudenhove-Kalergi (le N. signifie Nikolaus) est une personnalité hors du commun qui n’est malheureusement plus connue aujourd’hui que de ceux qui s’intéressent de près aux racines historiques du développement de l’Europe en tant qu’union politique.

Ce manque de reconnaissance officielle est regrettable car, de 1922 jusqu’à son décès en 1972, il a combattu pour l’unité et la liberté de notre continent et s’est trouvé, entre les deux guerres, au cœur de toutes les initiatives prises en faveur de l’union et de la paix en Europe.

Fils d’un diplomate austro-hongrois et d’une Japonaise, il a été convaincu dès l’enfance que c’est l’esprit européen, plus que la seule convergence d’intérêts matériels, qui peut façonner l’Europe.

Coudenhove-Kalergi a lancé son premier appel à l’unité de l’Europe en octobre 1922. L’année suivante, il a proposé le premier projet moderne d’une Europe unie, exposée dans son livre « Paneuropa ». De nos jours encore, cet ouvrage prophétique et mobilisateur (réédité en français en 1997 par Paneurope Suisse) fascine par son intemporalité.

Pour Coudenhove-Kalergi, l’Europe est une fraternité d’hommes partageant des visions communes. Héritière d’un riche passé, l’Europe ne peut survivre que si elle s’unit en préservant les particularités de tous ses peuples et en leur accordant le droit incontestable de les conserver. C’est une profession de foi en faveur d’un fédéralisme européen. Le rejet de tout préjugé nationaliste, la défense de la liberté et la consolidation de la paix sont, avec la réconciliation de la France et de l’Allemagne, les pierres angulaires de l’unité européenne.

Traduit en de nombreuses langues, cet appel a connu un succès retentissant : les causes des crises européennes sont passées en revue, des solutions concrètes sont esquissées, et, surtout, l’union de l’Europe y est, pour la première fois, présentée comme un lendemain plausible et souhaitable, et non pas comme une lointaine utopie. De plus, il pose la question fondamentale des dimensions spirituelle et intellectuelle de l’union du Vieux continent.

Le message a été perçu dès l’entre-deux-guerres par bon nombre de personnalités parmi lesquelles Konrad Adenauer, Robert Schuman, Alcide de Gasperi et Winston Churchill. Ces hommes d’Etat, et bien d’autres comme Aristide Briand, Gustav Stresemann, Charles de Gaulle ou Carlo Sforza, ainsi que d’éminents penseurs comme Denis de Rougemont, Alexis Léger, Carl Burckhardt, Salvador de Madariaga ou Benedetto Croce, ont trouvé dans les idées paneuropéennes et dans la fréquentation de Coudenhove-Kalergi la source de leur engagement européen.

Fuyant le régime nazi, Coudenhove-Kalergi s’est installé d’abord en Suisse puis aux Etats-Unis où il a donné à la New York University un cours sur le fédéralisme européen d’après-guerre, dans lequel il a entre autres développé l’idée de créer une assemblée constituante européenne. En 1947, Coudenhove-Kalergi a fondé à Gstaad l’Union Parlementaire Européenne qui, après le Congrès de l’Europe à La Haye en 1948, a conduit à la création du Conseil de l’Europe et, ultérieurement, du Parlement européen.

Dans les années 50, Coudenhove-Kalergi a concentré ses efforts sur le renouvellement du mouvement paneuropéen. S’il a approuvé et soutenu la création des premières communautés européennes (CEE et Euratom), il n’a cessé, à travers divers congrès et maints écrits, de souligner l’importance de ne pas limiter les efforts d’union aux seuls intérêts économiques.

Si la personne de Richard Coudenhove-Kalergi a été quelque peu oubliée, son héritage intellectuel, lui, fait depuis longtemps partie de notre présent spirituel et culturel ; il forme ce que l’on pourrait appeler le véritable acquis européen.

C’est Coudenhove-Kalergi qui a lancé notamment l’idée de réunir le charbon allemand et le minerai français (1923), idée prophétique qui a conduit, bien des années plus tard, en 1950, à la création de la première Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).

C’est lui aussi qui a inspiré à Aristide Briand son projet d’union européenne, présenté en 1929 devant la Société des Nations à Genève, un projet qui n’a jamais pu être concrétisé en raison de la dégradation des relations entre les Etats. C’est lui qui a convaincu Churchill de lancer son retentissant appel à l’unité de l’Europe en septembre 1946 à Zurich. C’est encore lui qui a suggéré ces expressions hautement symboliques que sont l’adoption de l’Ode à la Joie de Schiller sur la musique de la Neuvième Symphonie de Beethoven en tant qu’hymne européen (1929), la célébration d’une journée de l’Europe en mai (1930) et la création d’un timbre-poste européen (1947).

Après la deuxième Guerre mondiale, diverses organisations européennes, privées ou officielles, ont vu le jour. Leurs fondateurs se sont, de près ou de loin, inspirés des idées de Coudenhove-Kalergi.

Ce grand visionnaire s’est éteint le 27 juillet 1972 à Schruns, en Autriche, mais a souhaité être enseveli à Gruben, près de Gstaad, en Suisse. Le choix de Gstaad n’est pas anodin. Située sur la commune de Saanen, cette bourgade devenue un haut lieu de tourisme se trouve aux confins des cultures latine et germanique. Richard Coudenhove-Kalergi y avait acquis un chalet en contrebas duquel se trouve aujourd’hui sa tombe, sur une parcelle de terrain qui, depuis 1999, est propriété de Paneurope Suisse par donation de la commune de Saanen.

Histoire de PanEurope France

PanEurope France est la branche française de l’Union Paneuropéenne internationale.

L’Union Paneuropéenne internationale a été fondée au lendemain de la première guerre mondiale, en 1926 à Vienne, par Richard Coudenhove-Kalergi qui a publié en 1923 son livre-manifeste Paneuropa où il préconise la création d’une union des États européens, union qui lui semble le seul moyen d’éviter que se reproduise la catastrophe de 14-18 : « L’Europe, dans son morcellement politique et économique, peut-elle assurer sa paix et son indépendance face aux puissances mondiales extra-européennes qui sont en pleine croissance? »

Connaissant très vite un vif succès, les idées de Coudenhove-Kalergi inspirent très directement Aristide Briand dans les années 20 qui accepte pour sa part la présidence d’honneur du mouvement paneuropéen en France. Mais l’arrivée du national-socialisme en Allemagne, conjuguée aux effets du Traité de Versailles qui prétendait, au lendemain de la première guerre mondiale, dessiner une Europe nouvelle, ruine provisoirement les efforts de Coudenhove-Kalergi.

Après la victoire des Alliés, Coudenhove-Kalergi est l’inspirateur du Conseil de l’Europe qui est créé en 1947. De nationalité française depuis 1939. Il poursuit avec le Général de Gaulle une correspondance entreprise durant la guerre, ce qui aboutit en 1960 à la création du Comité Français pour l’Union Paneuropéenne (C.F.U.P). présidé par Louis Terrenoire, dont le Secrétaire Général était Alain Peyrefitte et le trésorier Georges Pompidou.

Dans ses statuts modifiés le 16 juin 1993, le Comité Français pour l’Union Paneuropéenne, qui a pris le nom d’usage de PanEurope France, s’est donné pour objectif de poursuivre la construction européenne selon les perspectives tracées par Richard Coudenhove-Kalergi, le général de Gaulle et Georges Pompidou.

Rénové au début des années 90, le C.F.U.P., qui avait été présidé, après Louis Terrenoire, par Raymond Triboulet, Michel Habib-Deloncle et Michel Cointat, a pris  l’appellation de PanEurope France. PanEurope France a été présidée par Yvon Bourges de 1993 à 2000, par Hervé Gaymard de 2000 à 2002 puis par Alain Terrenoire, député honoraire.

Participant activement aux travaux de l’Union Paneuropéenne internationale dont le président, après la disparition de Richard Coudenhove-Kalergi en 1972, fut Otto de Habsbourg et depuis fin 2004 est Alain Terrenoire, et qui compte aujourd’hui, de l’Atlantique à la Baltique, près de 30 organisations nationales, PanEurope France poursuit inlassablement son action pour l’élargissement de l’Union Européenne, donc pour une réforme des institutions, et défend l’idée d’une Europe politique.

Projet National