Allocution à la basilique Sainte Marie de l’Etoile, à Banja Luka

par Alain TERRENOIRE, le 14 décembre 2021

Monseigneur,

Chers amis,

Vous nous avez donné la joie de nous accueillir, à nouveau, dans cette belle Basilique de Sainte Marie de l’Etoile qui ajoute à sa contribution à la prière et à son prestigieux témoignage pour l’histoire, son hospitalité au Centre européen pour la paix et la coopération.

Au nom de tous les membres de l’Union Paneuropéenne, pleinement associée à cette œuvre de fraternité et de solidarité, je vous en remercie et je vous confirme que nous partageons votre engagement et vos espoirs pour une entente pacifique, durable et constructive entre les peuples européens.

Il y a 26 ans était signé l’accord international à Paris qui rétablissait la paix en Bosnie Herzégovine et les modalités provisoires du fonctionnement politique et administratif de ce pays. Tous les signataires de cet accord souhaitaient d’abord mettre fin à une guerre meurtrière. Le deuxième objectif était d’obtenir, par consensus, l’ouverture de négociations pour l’établissement d’institutions démocratiques équilibrées et durables entre les trois composantes de la Bosnie-Herzégovine.

Si le premier objectif a été atteint, il reste toujours à doter ce pays des institutions qui lui permettront de faire vivre en harmonie ses communautés dans une construction collective pour un progrès partagé.

Afin d’y parvenir, Monseigneur, grâce à votre courage et à votre détermination, le Centre européen pour la paix et la coopération, ne ménage pas ses permanents efforts et favorise la compréhension mutuelle et la tolérance.

Il faut parfois, pour mieux affronter les obstacles qui se présentent sur nos chemins, se référer à des exemples réussis dans le passé.

Vous me permettrez, je l’espère, de me référer à l’exemple vécu dans ma propre famille.

Dans les années 30 qui précédaient la 2e guerre mondiale, mes grands-parents et mes parents avaient milité, animés par l’esprit chrétien de fraternité, pour l’union des peuples européens. Ils avaient soutenu le projet paneuropéen présenté à la Société des Nations par Aristide Briand. Ensuite, par leurs articles, ils avaient prévenu des menaces pour la paix que faisaient courir les accords de Munich et l’Anschluss. Puis, dès l’occupation de la France par les nazis, ils avaient répondu, au risque des pires dangers et des pires souffrances, à l’appel à la résistance du général de Gaulle. Enfin, dès la guerre terminée, ils ont repris leur chemin vers une union démocratique des peuples européens et pour l’entente franco-allemande.

Ce qui a été vécu et surmonté par ma famille, pourrait inspirer, ici, ceux qui veulent y bâtir une société démocratique, ambitieuse pour la Bosnie Herzégovine.

C’est aussi la responsabilité de l’Union Européenne qui doit y apporter une contribution plus active et plus influente, en favorisant les rapprochements indispensables entre les responsables des communautés. Il ne peut être envisagé, pour la Bosnie Herzégovine, de rejoindre l’Union Européenne si, au préalable, de nouvelles institutions démocratiques respectant la diversité n’est pas établie par un commun accord. Comme, il ne peut y avoir d’aventure isolée et indépendante au cœur de l’Europe pour quelque entité que ce soit.

Il s’agit bien d’une question européenne, à régler par les européens et uniquement entre eux. Le temps devrait être passé où les différends entre les européens devaient être soumis aux décisions prises dans le partage des influences et des emprises politique et militaire entre Washington et Moscou. Comme, il serait contraire au mouvement de l’histoire de permettre à la nostalgie néo-Ottomane d’Ankara de se réintroduire dans l’Europe du Sud Est.

Si nous sommes sortis de l’après-guerre, il ne faudrait pas, que faute d’avoir construit une puissance européenne indépendante, nous nous laissions entraîner, malgré nous, dans un « avant-guerre ».

Alors, les questions pendantes de la Bosnie-Herzégovine, du Monténégro, de l’Albanie, de la Macédoine, du Kosovo et de la Serbie, doivent être traitées par la volonté politique des 17 gouvernements de l’Union Européenne et par la bonne volonté des 6 pays concernés.

Au moment où se font entendre aux frontières de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie de nouvelles menaces, il est tout aussi urgent que cette volonté politique se manifeste, plutôt qu’une fois encore, ce soient la Russie et les Etats-Unis qui s’en emparent.

Ne soyons pas naïfs et encore moins aveugles. Le multilatéralisme des échanges s’est désormais transformé en une compétition et une confrontation acharnée entre les intérêts divergents des Etats-Unis et de la Chine.

Après avoir subi deux guerres mondiales suicidaires, l’Europe ne doit pas se laisser entraîner dans un nouveau conflit planétaire. Tout au contraire, les européens doivent garantir, par eux-mêmes, en tous domaines, leur propre indépendance.

C’est pourquoi, grâce à l’action bienveillante de Mgr Komarica et de ceux qui l’entourent, le Centre européen pour la paix et la coopération y apporte une précieuse et indispensable contribution.

Alain Terrenoire

Président de l’Union Paneuropéenne Internationale

Heilige Maria Stern

Banja Luka, 14. Dezember 2021

Monsignore,

Liebe Freunde,

Sie haben uns die Freude bereitet, uns erneut in der wunderschönen Basilika der Heiligen Maria Stern willkommen zu heißen. Dieser hervorragende geistliche Ort trägt zum Gebet und zu einem prestigeträchtigen Zeugnis der Geschichte, ihrer Gastfreundschaft im Europa-Zentrum für Frieden und Zusammenarbeit bei.

Im Namen aller Mitglieder der Paneuropa-Union, die voll und ganz an dieser Arbeit der Brüderlichkeit und Solidarität beteiligt sind, danke ich Ihnen und bestätige, dass wir Ihr Engagement und Ihre Hoffnungen auf eine friedliche, dauerhafte und konstruktive Verständigung zwischen den Völkern teilen.

Vor 26 Jahren wurde in Paris das internationale Abkommen unterzeichnet, das den Frieden in Bosnien und Herzegowina und die vorläufigen Modalitäten des politischen und administrativen Handelns dieses Landes wieder herstellte. Alle Unterzeichner dieses Abkommens wollten zuerst einen tödlichen Krieg beenden. Das zweite Ziel bestand darin, im Konsens die Aufnahme von Verhandlungen über die Schaffung ausgewogener und dauerhafter demokratischer Institutionen zwischen den drei Komponenten von Bosnien und Herzegowina zu erreichen.

Wenn das erste Ziel erreicht wurde, bleibt es noch übrig, dieses Land mit Institutionen auszustatten, die es ihm ermöglichen, seine Gemeinschaften in einer kollektiven Konstruktion für gemeinsamen Fortschritt in Harmonie zu leben.

Um dies zu erreichen, Monsignore, scheut das Europa-Zentrum für Frieden und Zusammenarbeit dank Ihres Mutes und Ihrer Entschlossenheit keine Mühen und fördert gegenseitiges Verständnis und Toleranz.

Manchmal müssen wir auf erfolgreiche Beispiele aus der Vergangenheit zurückgreifen, um den Hindernissen, die sich uns in den Weg stellen, besser zu begegnen.

Ich hoffe, Sie gestatten mir, mich auf das Beispiel meiner eigenen Familie zu beziehen.

In den 1930er Jahren vor dem Zweiten Weltkrieg setzten sich meine Großeltern und meine Eltern, getrieben vom christlichen Geist der Brüderlichkeit, für die Vereinigung der europäischen Völker ein. Sie hatten das paneuropäische Projekt unterstützt, das Aristide Briand dem Völkerbund vorgelegt hatte. Danach warnten sie in ihren Artikeln vor der Bedrohung des Friedens durch das Münchener Abkommen und das Anschlussabkommen. Sobald die Nazis Frankreich besetzt hatten, reagierten sie unter Einsatz der schlimmsten Gefahren und des schlimmsten Leids auf den Aufruf von General de Gaulle zum Widerstand. Schließlich, sobald der Krieg vorbei war, setzten sie ihren Weg zu einer demokratischen Union der europäischen Völker und zur deutsch-französischen Verständigung fort.

Was meine Familie erlebt und überwunden hat, könnte hier diejenigen inspirieren, die eine demokratische Gesellschaft aufbauen wollen, ambitioniert für Bosnien und Herzegowina.

Es liegt auch in der Verantwortung der Europäischen Union, die einen aktiveren und einflussreicheren Beitrag dazu leisten muss, indem sie die notwendigen Annäherungen zwischen den Verantwortlichen der Gemeinschaften fördert. Ein Beitritt von Bosnien und Herzegowina zur Europäischen Union ist nicht vorstellbar, wenn erstens nicht im gegenseitigen Einvernehmen neue demokratische Institutionen geschaffen werden, die die Vielfalt respektieren. Denn im Herzen Europas kann es für kein Unternehmen ein isoliertes und unabhängiges Abenteuer geben.

Dies ist in der Tat eine europäische Frage, die von Europäern und nur untereinander zu lösen ist. Die Zeit sollte vorbei sein, in der die Differenzen zwischen den Europäern den Entscheidungen über die Aufteilung politischer und militärischer Einflüsse unterworfen und zwischen Washington und Moskau festgehalten werden mussten. Es würde der historischen Bewegung widersprechen, der neoosmanischen Nostalgie nach Ankara zu erlauben, wieder in Südosteuropa einzudringen.

Wenn wir aus der Nachkriegszeit hervorgegangen sind, dürfen wir uns nicht trotz uns selbst in eine „Vorkriegszeit“ hineinziehen lassen, weil wir keine eigenständige europäische Macht aufgebaut haben.

Daher müssen die anhängigen Fragen von Bosnien und Herzegowina, Montenegro, Albanien, Mazedonien, Kosovo und Serbien mit dem politischen Willen der 27 Regierungen der Europäischen Union und dem guten Willen der 6 betroffenen Länder behandelt werden.

In einer Zeit, in der neue Drohungen an den Grenzen von Russland, der Ukraine und Weißrussland zu hören sind, ist es genauso dringend, dass sich dieses Politische manifestiert, anstatt dass es erneut Russland und die Vereinigten Staaten ergreifen.

Seien wir nicht naiv, geschweige denn blind. Der Multilateralismus im Handel hat sich inzwischen zu einem harten Wettbewerb und einer Konfrontation zwischen den divergierenden Interessen der USA und Chinas entwickelt.

Europa darf sich nach zwei selbstmörderischen Weltkriegen nicht in einen neuen planetarischen Konflikt hineinziehen lassen. Im Gegenteil, die Europäer müssen in allen Bereichen ihre eigene Unabhängigkeit selbst garantieren.

Aus diesem Grund leistet das Europa-Zentrum für Frieden und Zusammenarbeit dank des wohlwollenden Wirkens von Bischof Komarica und seiner Umgebung einen wertvollen und unverzichtbaren Beitrag dazu.

Alain Terrenoire

Präsident der Internationalen Paneuropa-Union

Saint Mary Star

Banja Luka, December 14, 2021

Monsignor,

Dear friends,

You have given us the joy of welcoming us, once again, to this beautiful Basilica of Saint Mary Star. This excellent spiritual place adds to its contribution to prayer and to its prestigious witness to history, its hospitality to the European Centre for Peace. and cooperation.

On behalf of all the members of the Pan-European Union, fully associated with this work of fraternity and solidarity, I would like to thank you and to confirm that we share your commitment and your hopes for a peaceful, lasting and constructive understanding between European peoples.

Twenty-six years ago, the international agreement was signed in Paris, which restored peace in Bosnia and Herzegovina and the provisional modalities of the political and administrative functioning of that country. All of the signatories to this agreement wanted to end a deadly war first. The second objective was to obtain, by consensus, the opening of negotiations for the establishment of balanced and lasting democratic institutions between the three components of Bosnia and Herzegovina.

If the first objective has been achieved, it still remains to endow this country with institutions that will allow it to make its communities live in harmony and to build a collective construction for shared progress.

In order to achieve this, Monsignor, thanks to your courage and your determination, the European Centre for Peace and Cooperation, spares no efforts and promotes mutual understanding and tolerance.

Sometimes, to better face the obstacles that present themselves in our path, we need to refer to successful examples in the past.

I hope you will allow me to refer to the example of my own family.

In the 1930s, before World War II, my grandparents and my parents campaigned, driven by the Christian spirit of brotherhood, for the union of European peoples. They had supported the Pan-European project presented to the League of Nations by Aristide Briand. Then, through their articles, they warned of the threats to peace posed by the Munich and Anschluss accords. As soon as the Nazis occupied France, they responded, at the risk of the greatest dangers and the worst suffering, to General de Gaulle’s call for resistance. Finally, as soon as the war was over, they resumed their journey towards a democratic union of the European peoples and for Franco-German understanding.

What was experienced and overcome by my family could inspire, here, those who want to build a democratic society, ambitious for Bosnia and Herzegovina.

It is also the responsibility of the European Union, which must make a more active and influential contribution to it, by promoting the necessary rapprochements between those responsible for the communities. It cannot be envisaged for Bosnia and Herzegovina to join the European Union if, first, new democratic institutions respecting diversity are not established by mutual agreement. As, there can be no isolated and independent adventure in the heart of Europe for any entity whatsoever.

This is indeed a European question, to be settled by Europeans and only among themselves. The time should be past when the differences between the Europeans had to be submitted to the decisions taken in the sharing of political and military influences and hold between Washington and Moscow. As, it would be contrary to the historical movement to allow neo-Ottoman nostalgia for Ankara to re-enter South Eastern Europe.

If we have emerged from the post-war period, we must not let ourselves be dragged into a “pre-war” period, despite ourselves, for lack of building an independent European power.

So, the pending issues of Bosnia and Herzegovina, Montenegro, Albania, Macedonia, Kosovo and Serbia, must be dealt with by the political will of the 27 governments of the European Union and by the goodwill of the 6 countries concerned.

At a time when new threats are heard on the borders of Russia, Ukraine and Belarus, it is just as urgent that this political will be manifested, rather than once again it is Russia and the United States that seize it.

Let us not be naive, let alone blind. Multilateralism of trade has now turned into a fierce competition and confrontation between the divergent interests of the United States and China.

After suffering two suicidal world wars, Europe must not be drawn into a new global conflict. On the contrary, Europeans must guarantee, by themselves, in all areas, their own independence.

This is why, thanks to the benevolent action of Bishop Komarica and those around him, the European Centre for Peace and Cooperation is making a precious and indispensable contribution to it.

Alain Terrenoire

President of the International Pan-European Union

Sveta Marija Zvijezda

Banja Luka, 14. prosinca 2021.

Preuzvišeni gospodine Biskupe,

Dragi prijatelji,

Podarili ste nam radost što ste nam još jednom iskazali gostoprimstvo u prekrasnoj bazilici Svete Marije Zvijezde. To izvanredno duhovno mjesto uz svoje prinose molitvi i prestižnom svjedočenju povijesti pridružilo je još jednu namjenu. Prihvatilo je gostoprimstvo Europskom centru za mir i suradnju.

U ime svih članica i članova Paneuropske unije, blisko povezanih s Vašim radom na širenju bratstva i solidarnosti, zahvaljujem Vam i potvrđujem da dijelimo Vašu predanost i Vaše nade u mirno, trajno i konstruktivno razumijevanje među europskim narodima.

Prije 26 godina u Parizu je potpisan međunarodni sporazum kojim je vraćen mir u Bosni i Hercegovini i privremeni modaliteti političkoga i administrativnoga djelovanja ove zemlje. Svi potpisnici mirovnoga sporazuma željeli su najprije okončati smrtonosni rat. Drugi je cilj bio konsenzusom postići otvaranje pregovora za uspostavu uravnoteženih i trajnih demokratskih institucija između tri sastavnice Bosne i Hercegovine.

Ako je prvi cilj postignut, još uvijek ostaje ovoj zemlji podariti institucije koje će joj omogućiti da njezine zajednice žive u harmoniji na zajedničkoj izgradnji za zajednički napredak.

Kako biste to postigli, Monsinjore, zahvaljujući vašoj hrabrosti i vašoj odlučnosti, Europski centar za mir i suradnju ne štedi trud i promiče međusobno razumijevanje i toleranciju.

Ponekad, kako bismo se bolje suočili s preprekama koje se pojavljuju na našem putu, moramo se pozvati na uspješne primjere iz prošlosti.

Nadam se da ćete mi dopustiti da se osvrnem na primjer svoje obitelji.

Tridesetih godina prošloga stoljeća, prije Drugoga svjetskoga rata, moji djed i baka i moji roditelji vodili su kampanju, vođeni kršćanskim duhom bratstva, za ujedinjenje europskih naroda. Oni su podržali paneuropski projekt koji je pred Ligom naroda predstavio Aristide Briand. Potom su svojim člancima upozoravali na prijetnje miru koje predstavljaju Münchenski i Anschluss sporazum. Zatim, čim su nacisti okupirali Francusku, odgovorili su, uz rizik od najveće opasnosti i najgore patnje, na poziv generala de Gaullea na otpor. Naposljetku, čim je rat završio, nastavili su svoj put prema demokratskoj zajednici europskih naroda i francusko-njemačkom razumijevanju.

Ono što je doživjela i prevladala moja obitelj moglo bi možda ovdje inspirirati one koji žele graditi demokratsko društvo, primjereno za Bosnu i Hercegovinu.

To je također odgovornost Europske Unije, koja mora dati aktivniji i utjecajniji prinos, promicanjem potrebnih zbližavanja između onih koji su odgovorni za svoje zajednice. Ne može se predvidjeti ulazak Bosne i Hercegovine u Europsku Uniju ako se, prvo, zajedničkim dogovorom ne uspostave nove demokratske institucije koje poštuju različitosti. Kao što ni za jedan entitet ne može biti izolirane i neovisne avanture u srcu Europe.

To je doista europsko pitanje, koje moraju riješiti Europljani i to sami među sobom. Nadam se da je iza nas vrijeme kada su razlike između Europljana morale biti podvrgnute odlukama donesenim u dijeljenju političkih i vojnih utjecaja između Washingtona i Moskve. Kao što bi bilo protivno povijesnom pokretu dopustiti neo-osmanskoj nostalgiji da Ankara ponovno uđe u jugoistočnu Europu.

Ako smo izašli iz poslijeratnoga razdoblja, ne smijemo se dopustiti da nas, protivno našim željama, uvuku u „predratno“ razdoblje zbog nedostatka neovisne europske sile.

Dakle, neriješena pitanja Bosne i Hercegovine, Crne Gore, Albanije, Makedonije, Kosova i Srbije moraju se rješavati političkom voljom 27 vlada Europske Unije i dobrom voljom 6 dotičnih zemalja.

U vrijeme kada se čuju nove prijetnje na granicama Rusije, Ukrajine i Bjelorusije, jednako je neodgodivo da se ta politička volja očituje, a ne da to opet čine Rusija i Sjedinjene Države.

Nemojmo biti naivni, a kamoli slijepi. Multilateralizam trgovine sada se pretvorio u žestoko natjecanje i konfrontaciju između različitih interesa Sjedinjenih Država i Kine.

Nakon što je pretrpjela dva samoubojstvena svjetska rata, Europa ne smije biti uvučena u novi globalni sukob. Naprotiv, Europljani moraju sami, na svim područjima, jamčiti vlastitu neovisnost.

Zahvaljujući dragovoljnom djelovanju biskupa Komarice i njegova suradničkoga kruga, Europski centar za mir i suradnju stoga daje dragocjen i neizostavan prinos ostvarenju europskoga mira i razumijevanja.

Alain Terrenoire

Predsjednik Međunarodne paneuropske unije

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