La force européenne Takuba enfin (presque) prête

par Philippe Chapleau

La force Takuba (du nom d’une épée touarègue) est désormais officiellement opérationnelle comme l’a affirmé la ministre des Armées, dans un entretien paru dans La Croix. Une annonce qui intervient alors que le Mali est en pleine effervescence et que les appels s’intensifient pour demander le départ du président IBK (lire ci-dessous, un sujet paru dans Ouest-France ce mercredi matin).

« La France lance la Task Force Takuba, constituée d’unités mixtes sahéliennes et européennes qui iront ensemble au combat », s’est félicitée Florence Parly.

Après une gestation d’une grosse année, cette force est encore loin de ce que lui fixaient les objectifs français. Initialement, ce groupement devait rassembler un demi-millier de commandos issus de forces spéciales européennes. Des militaires qui conseilleront les forces maliennes, en particulier, et les coacheront au combat.

« Une centaine de militaires estoniens et français seront à cette date (le 15 juillet) entraînés pour aller sur le terrain avec des unités maliennes », a précisé la ministre. Ces soldats sont déjà sur place ; il ne s’agit donc pas de renforts mais d’un re-fléchage de missions.

Pour le reste, il faudra attendre octobre. Alors, « un deuxième contingent arrivera : une soixantaine de membres des forces spéciales tchèques. Puis en janvier : un troisième, avec 150 Suédois », détaille Florence Parly.

Quels autres pays pourraient s’engager dans Takuba ? La Grèce a témoigné de son intérêt et une annonce devrait survenir. « L’Italie vient de signifier son souhait de nous rejoindre », ajoute Florence Parly. Le Portugal et les Pays-Bas pourraient contribuer. A dose homéopathique vraisemblablement puisque selon l’état-major des armées, Takuba rassemblera 300 soldats européens, sur deux sites maliens, « d’ici au premier trimestre 2021 ».

Instabilité
Le mouvement de contestation qui réclame le départ du pouvoir en place au Mali a donné un nouveau rendez-vous à risques en appelant à un rassemblement « de recueillement » vendredi, une semaine après une manifestation ayant dégénéré en trois jours de troubles qui ont fait au moins 11 morts. 

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